Par Raphaël Zbinden Le

Dans Un synode brûlant

Le Synode des évêques sur la famille “ne peut pas changer l’enseignement de l’Eglise”, a déclaré le cardinal George Pell. Le préfet du Secrétariat pour l’économie rappelait, le 9 mai 2015, que cet enseignement était “basé sur celui du Christ”.

“Le Christ est très clair concernant le divorce, très clair à propos de l’adultère. Et pas aussi important, mais tout de même très important, saint Paul est explicite à propose des conditions requises pour recevoir la communion”.

Concernant la seconde session du Synode des évêques sur la famille, le cardinal australien s’attend à ce que l’assemblée “soutienne massivement la tradition”, rapporte l’agence d’information américaine Catholic News Agency (CNA). Le prélat reconnaît qu’il y a un grand désir d’aider les gens et de montrer de la compassion. “Ce sont des choses que nous voulons tous”, note-t-il, assurant néanmoins que les participants au Synode “reconnaîtront que la tradition chrétienne du grand saint Jean Paul II, de Benoît XVI et du Concile de Trente est bien établie…et je ne prévois pas que l’on dévie un tant soit peu de cette ligne”.

Une fausse miséricorde?

Le cardinal Pell répondait à une série de questions adressées par les participants au forum “Voix de la famille”, à Rome, une manifestation soutenue par des associations pro-vie.

Si les actes mauvais n’ont pas de conséquences, “nous envoyons un faux message, et ce n’est pas, à long terme, miséricordieux”, a-t-il encore souligné. “A travers la loi, nous défendons ce en quoi nous croyons. Le fait de le nier ne fera qu’augmenter les déclin et le glissement dans la mauvaise direction”.

Dans son discours, l’ancien archevêque de Sydney a insisté sur le rôle des parents comme éducateurs privilégiés de leurs enfants. Il a mis au pilori un certain nombre de changements sociaux qui empêchent les parents d’effectuer efficacement leur tâche éducative. Mgr Pell a notamment mentionné l’utilisation immodéré des technologies de communication, l’accès facilité à la pornographie, ou encore la “dictature du relativisme”.